Autor: G. M. . 
   Le bel exemple de Franco     
 
 Le Canard enchaîné.     Páginas: 1. Párrafos: 5. 

Graudeur el servilude

Pompidou ne savait pos

Dans su réponsc >in.f questions dn « Canard >, Pompidou íiixiit plntút r/lissc sur l´a\fuire des inuneiibles tic 1´Education Nationale. De toute facón, (iisttit-il, ce sont les Domaines qui estiment la volear de ees iinmcnblcs.

C´est vrai, mais peta tonjoiirs. Dans ¡e cas de cette dffaire donteimc, l´cslimation n´a pus ele faite pos l¿s Domaines, nwi.i par lu SETEC (Societe d´Etudes Techniques el Economiques), uppendice de la bnnqne qui s´occupe jtistcmcnt des inléréls dn sienr Francís Bouygues.

Leqnel Bouygues dcvait él re l´Jirureux bénéficíaire de Vopcratinti aixtliscc. en april 1970 par Pompidou :

je te construís un ntinislére ncnf, el tu me donncs Ion.* les hadare:: od se troiwent les nnciens bátimenls. Le promolciir n´ij perduit pus. On n´est jamáis si bien serví que par soi-méine.

Le President a tlü ronfondre les Dnmaines el le domante, ¡irii´é. Les mola se resscmblent íellemcnt. II est ccpendcint reijreüable >¡ne la confusión paisse se hisscr á un si Itant niuetiu, xurlout qnund la chose était si patente qnc les si´ri´ices des 1´inunces, ontrés, onl juné, nccessuire de s´ij opposcr, camine nons l´avons raconté.

Patrimoine íoncier, ct nutres picrres de lonche, clont le chiífre d´cscroquerie, somrae toute, ne clépasse guére cclui de F « affnire ilatesa » ? II ferait figure de barbare !

D´aillenrs, il faut bien le diré, l´amnistie est deja, c-n quelque sortc, en roiite : le burean de i´Assemblée natio-nale a refusc, ostensiblemcnt. d´examincr le cas du député Rives-Henrys, pour ne pas avoir la responsabilité de le « dcmissionner », laissant ce soin au Garde des Sceaux — lequel n´y tient pas davantage.

D´un autre cote, il suffit de lirc le papier de Philippe Labro dans le dernicr Journal du Dimanche pour savoir qu´un tas de « grands editorialistes » — Jean Fer-niot, Henri Marque, Georges Many (de (´Est Républicain), Louis-Gabriel Robinet, Andre Frossard, etc. — sont tout préts á applaudir á un geste généreux en faveur de ees pcrsonnalüós qui non´t cu que ´le. pauvres « faiblesscs hti-ninincs » (pas á la portee de tout le monde, ccpendant).

Bien sur, il va de soi que l´arnnistie présidentielle ne toucherait pas, ici non plus, les prisonnicrs politiques « ayant commis des fantes «raves s>, commc Alain Geis-mar et tous les autres gauchistes ramassés par la Cour de süretc de l´Etat.

L7n fait enconrageant pour le geste (cventuel) de M. Pompidou : c´est qii´au bout de trente - cinq ans d´excrcice, le rcgime de Franco ne soit pas tombo, aprés 1´ « affaire Matosa ». dans les trente - sixiémes dessous.

G. M.

 

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